Véronique Lorimier

Paysages d'estuaires

Les dessins que je présente dans cette galerie sont le fruit d'une réflexion et d'un jeu autour d'un rêve nocturne. Dans celui-ci je voyais des dessins associés au débit de l’eau circulant dans le caniveau d’une rue. Je voyais l’eau courir, et j’avais plein d’idées de dessins variés qui jaillissaient à mon esprit joyeusement. L’idée directrice de ces images était d’organiser sur la feuille les dessins au crayon de couleur autour des ruissellements –ici des coulées d’encre. En premier j’ai donc... Les dessins que je présente dans cette galerie sont le fruit d'une réflexion et d'un jeu autour d'un rêve nocturne. Dans celui-ci je voyais des dessins associés au débit de l’eau circulant dans le caniveau d’une rue. Je voyais l’eau courir, et j’avais plein d’idées de dessins variés qui jaillissaient à mon esprit joyeusement.
L’idée directrice de ces images était d’organiser sur la feuille les dessins au crayon de couleur autour des ruissellements –ici des coulées d’encre. En premier j’ai donc exécuté les ruissellements. Ils introduisent d’emblée une altérité par rapport aux figures dessinées ultérieurement. Mais une altérité qui justement les accueille et leur confère du sens dès l’abord. Les dessins sont pour ainsi dire entraînés par la dynamique de l’eau, alors même qu’il s’agit de bandes dessinées de nature onirique spontanée. Ces bandes dessinées déroulent leurs histoires dans une lecture de gauche à droite, histoires courtes et irréfléchies, rapidement transcrites sur le papier comme l’eau dévale d’une traite l’inclinaison de la feuille. Voilà comment cette dernière valorise un trait essentiel de mes petites histoires dessinées : elles passent, elles parlent du passage d’une humeur à une autre, dans la recomposition constante des formes, en un récit qui ne s’arrêtes pas aux marges de la feuille mais se continue dans l’invisible de ma psyché ou se poursuit dans d’autres dessins.


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