Véronique Lorimier

labyrinthes et parcours

Les travaux exposés dans cette galeries se retournent sur le processus même que je développe pour réaliser mes dessins. En voici ci-dessous le résumé. Il s'agit de marcher en pensée en direction des profondeurs oniriques comme vers le centre des labyrinthes: "Lorsque j’entreprends un dessin je ferme les yeux et je guette les premières informations intérieures. Il me faut prêter attention à ce qui est là, à des détails infimes, à ce qui apparaît bien négligeable. Dès que j’ai des éléments je rouvre... Les travaux exposés dans cette galeries se retournent sur le processus même que je développe pour réaliser mes dessins. En voici ci-dessous le résumé. Il s'agit de marcher en pensée en direction des profondeurs oniriques comme vers le centre des labyrinthes:
"Lorsque j’entreprends un dessin je ferme les yeux et je guette les premières informations intérieures. Il me faut prêter attention à ce qui est là, à des détails infimes, à ce qui apparaît bien négligeable. Dès que j’ai des éléments je rouvre les yeux et je les transcris vite sur le papier. C’est une première petite image qui se trace en brèves notations. J’écris quelle couleur ont chaque forme et chaque partie du schéma. Je referme les yeux, je recommence la pêche aux événements oniriques, ils ne sont pas du tout prestigieux, ils sont totalement basiques, je m’en contente. C’est une seconde petite image qui advient. Je travaille ainsi en progressant. Je ferme les yeux, je rêve, je les rouvre, je couche les lignes et les indications sur le papier, j’avance. A un moment donné, quand je décide que j’ai assez d’étapes pour réaliser un dessin, j’en reste là. Mais le rêve n’est pas fini ! Les rêves ne sont jamais finis !
Ce qui compte c’est que la succession des fantasmes et des tracés du dessin soit mon pas dans l’environnement onirique –un pas qui contienne, qui concentre, qui stabilise, qui dirige tant l’intégration de mes perceptions que ma démarche plastique. Un pas à cheval sur deux mondes et pour un long chemin.
Et justement puisque il est question de marcher, le rêve ne m’incite-t-il pas à m’imaginer moi-même en mouvement dans mes paysages ? Comment exporter ce fait dans mes dessins ? Pour que mes paysages ébauchés sur le papier ressemblent à des paysages, ne faut-il pas qu’ils aient des occupants ? Aussi, les yeux ouverts cette fois, mais par un mode opératoire qui m’est propre, je projette des visions de personnages dans mes images. Finalement ces créatures, par leurs interactions avec leur environnement de formes et de couleurs, pas leurs interactions entre-elles, racontent des histoires dont je ne m’aperçois qu’après coup."


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